Dimanche 20 septembre 2009
Le poste de commande du F-PNIV. A gauche, la levier des volets et la molette de trim juste au dessus.
Voici d'autres points que nous avons abordés, toujours lors de ce premier vol
montagne :
-
Éviter les câbles Le câble aérien est l'ennemi du pilote de montagne. Du fait de nombreux barrages hydroélectriques et de remontées mécaniques, les
câbles sont amniprésents. Il faut donc constamment être vigilent pendant le vol, ouvrir les yeux et consulter les cartes.
-
Toujours savoir où se poser Sur un altiport ou une altisurface, on décolle avec du vent de face ou (légèrement) arrière, et on atterrit avec du vent
de face ou parfois (trop fortement) arrière. Pourtant, il faut bien se poser. Alors il faut trouver un aérodrome de déroutement auquel il faut penser sans trop réfléchir :
Albertville (LFKA) pour tous les altiports/altisurfaces de Tarentaise (Méribel, Courchevel, Val d'Isère, Tignes, L'arpette, Val-Thorens), ceux du val D'Arly et de la chaîne des
Aravis (Megève, St Roch Mayères) jusqu'à ceux de la vallée de la Maurienne (Valloire, St Jean-d'Arves). Quant-à Grenoble St Geoirs (LFLG), il est l'aérodrome d' "alternat"
de l'Alpe-d'Huez et plus généralement de beaucoup d'altisurfaces en Isère (Oulles, La Salette, ...).
-
Apprendre à passer les cols On ne passe jamais un col sans prendre quelques précautions. En effet, ce lieu de passage entre deux versants de montagne est
souvent le siège d'une aérologie particulière, et donc par l'existence de vents importants et imprévisibles : l'aéronef peut alors être pris dans des rabattants qui
l'entrainent vers les parois. Les points importants à vérifier au moment du passage d'un col sont au nombre de trois : 1) avoir suffisamment de vitesse 2) avoir suffisamment d'altitude et 3)
être capable de faire rapidement demi-tour en cas d'aérologie défavorable ou de traffic en sens inverse. Pour ce dernier point, la solution consiste à aborder le col avec un angle de
45°.
-
Réapprendre le tour de piste En montagne, le tour de piste n'a (presque) rien à voir avec le TDP "de plaine". Par exemple, que ce soit sur un
altiport ou une altisurface, on ne commence jamais sa descente lors de l'étape de base, ni même en début de finale. La descente commence seulement lorsqu'on a intercepté le (bon)
plan qui nous mènera jusqu'au (bon) point d'aboutissement.
C'était un vol dense mais enrichissant, n'est-ce pas ? La suite de la vidéo :
Lien pour télécharger la vidéo en meilleure définition (240 Mo)
Ma caméra paluche (non HD
!).
Pour info, je n'ai pas souvenir, pendant mon sommeil la nuit qui a suivi ce vol, d'avoir entendu des voix, me répétant sans cesse "Attention,
maintiens l'altitude", "Tu as perdu 100ft", "Ne monte pas, ne monte pas !"...
Aurélien